Tour de France : les oreillettes ont-elles changé la course ?

L’assistance à l’aide d’oreillettes dans le cyclisme a été lancée par Motorola en 1990. Depuis, l’ensemble des coureurs les ont adoptées. Quelques années plus tard, elles sont toujours loin de faire l’unanimité.

Oreillettes - Tour de France

Historique des oreillettes

  • 1990 : Motorola lance les oreillettes sur la mythique épreuve du Tour de France
  • 1996 : Une grande majorité des coureurs du peloton adopte la technologie
  • 2002 : Tous les coureurs utilisent désormais une oreillette

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’apparition des oreillettes n’a pas toujours fait que des heureux. La polémique existe depuis de nombreuses années. Sont-elles un atout de technologie pour la sécurité et une évolution logique de ce sport ? Ou sont-elles la cause d’un Tour de France aseptisé et sans rebondissements ?

Les avantages de cette technologie : la sécurité

Les défenseurs de l’oreillette dans le cyclisme ont plusieurs arguments. Mais le principal qui revient à tous les coups, c’est la sécurité. L’oreillette permet aux coureurs de mieux anticiper les dangers du parcours de chaque étape. « Avec les oreillettes, on nous prévient s’il y a du sable ou des cailloux sur la chaussée », expliquait Nicolas Vogondy. « C’est un plus pour la sécurité. », argumentait Andy Schleck il y a quelques années.

De plus, comme les directeurs sportifs peuvent donner leurs consignes à distance, ils n’ont plus besoin de remonter le peloton en slalomant entre les coureurs.

Cependant, il faut tout de même remettre les choses dans leur contexte, à l’époque des Tours de France sans oreillettes, les parcours et les difficultés étaient moins nombreux qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Les puristes n’en veulent pas

Tout le monde n’est pas d’accord sur l’intérêt de cette oreille magique. Vainqueur du Tour en 1987, Stephen Roche donnait son opinion sur le sujet : « Je ne suis pas contre la technologie, mais il y a certaines choses qui n’ont pas leur place dans ce sport populaire ».

On reproche principalement aux oreillettes de rendre les étapes plus stériles, moins surprenantes et donc sans « saveurs ». En 2016, c’est Romain Bardet qui s’exprimait sur le sujet : « C’est le vélo à l’instinct, rien n’était prémédité. Avant la descente, Mika (Chérel) m’a dit « Suis-moi, on peut faire un gros coup », j’ai répondu « T’es mes yeux je prends ta roue je te fais confiance » « même si on nous disait le contraire dans l’oreillette ».

Très récemment, c’est Lilian Calmejane qui racontait son échappée surprenante du dimanche 22 juillet 2018 : « Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, je cours à l’instinct. Je me suis fait engueuler dans les oreillettes, du coup je les ai enlevées ». Il a ajouté  « J’aime faire des efforts solitaires », « Je me fais plaisir chez les pros », « C’est comme ça que je conçois le vélo ».

Au final, une solution alternative pourrait être une radio unique pour tous les coureurs. Celle-ci préviendrait des dangers de la route au cours de l’étape (ronds-points compliqués, météo, ou encore secteurs dangereux). Cela permettrait de renforcer l’aspect sécurité sans pour autant transformer les coureurs en drones pilotés depuis l’arrière de la course.

Exprimez-vous !

Et vous quel est votre avis sur ces oreillettes ? Sont-elles néfastes pour cette belle épreuve ? N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires ci-dessous.

1 réponse

  1. lefevre dit :

    il est vrai que les oreillettes ont tuer le suspense,
    comment voulez vous etre prevenu d’un danger quand
    votre directeur est dérriére vous ?????
    plus aucune échappées peut aller au bout ( comme celle de thiérry marie 234 km )
    avant un courreur courrait avec la tete et les jambes maintenant il ne leur reste plus que
    les jambes il n’ont pas besoin de tete on pense pour eux ( fait ci,,fait çà ) ( fait pas ci fait pas çà ) des automates

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