[Test] Sofirn BS01 & ST10 : deux lampes pour voir et être vu
Le test Sofirn BS01 ST10 répond à une question très concrète : faut-il une seule grosse lampe, ou deux éclairages complémentaires pour sortir de nuit ?
La BS01 vise clairement le vélo. La ST10 joue plutôt la carte EDC, avec clip, aimants et lumière rouge. Ensemble, elles couvrent deux besoins différents : éclairer la trajectoire et renforcer sa visibilité.
À retenir
- La BS01 sert d’éclairage principal sur guidon.
- La ST10 complète l’équipement à pied, sur sac ou vêtement.
- Les mesures réelles restent sous les lumens annoncés.
- Le duo devient intéressant pour la sécurité nocturne.
Test Sofirn BS01 & ST10 : deux formats complémentaires
La Sofirn BS01 est un phare vélo avant. Son rôle consiste à éclairer la route sans transformer le guidon en projecteur aveuglant. Elle annonce 2000 lumens, une batterie 21700 de 5000 mAh, la recharge USB-C et une fonction powerbank de dépannage.

Son intérêt vient aussi du faisceau orienté vélo. La lumière part vers la chaussée, avec une coupure plus adaptée aux trajets urbains. Le mode Smart coupe l’éclairage après environ 30 secondes d’immobilité, puis le rallume au mouvement. Les détails techniques montrent bien cette logique utilitaire.
La ST10 prend une autre direction. C’est une lampe torche EDC compacte, avec faisceau principal blanc, éclairage latéral blanc et LED rouge 660 nm. Elle accepte une batterie 14500 fournie, rechargeable en USB-C directement sur l’accu, mais aussi des piles AA compatibles.
Sofirn BS01 : un phare vélo pensé pour la trajectoire
Sur le vélo, la BS01 se comporte comme une vraie lampe de guidon. Le support fourni évite les montages bricolés, et l’inclinaison permet d’ajuster la coupure du faisceau. C’est essentiel en ville, où voir la chaussée ne doit pas éblouir les autres usagers.

Les tests mesurés tempèrent toutefois la fiche commerciale. Les bancs de tests relèvent entre 1000 et 1400 lumens à 30 secondes en Turbo, assez loin des 2000 annoncés. Un autre essai mesure 402 lumens après 10 minutes. La baisse existe donc, surtout au niveau maximal. Mais ce n’est pas son usage principal.




En revanche, l’autonomie ressort mieux. Un test chronométré atteint 5 h 25 en High, 17 h 08 en Medium et plus de 38 h en Low. Pour un trajet quotidien, le mode Medium ou High parait plus pertinent que le Turbo permanent.
Ce que l’on apprécie particulièrement sur ce modèle, c’est son faisceau. En effet, il est adapté à la règlementation qui demande de ne pas éblouir les autres usagers de la route venant en face. La lumière produite est assez concentrée au centre et surtout calibrée pour ne pas éclairer trop haut.
Sofirn ST10 : l’appoint compact qui ajoute de la visibilité
La ST10 ne remplace pas un vrai phare avant. Son faisceau principal reste plus court, avec 761 lumens mesurés à 30 secondes dans un test récent. La portée relevée atteint 96 m, contre 144 m annoncés. Elle sert donc mieux en appoint, pas comme éclairage principal rapide.

Son vrai avantage vient du format clip. Elle peut se fixer sur une casquette, une bretelle de sac, une veste ou une surface métallique. Les deux aimants facilitent aussi le dépannage, par exemple sur une barrière, un coffre ou un cadre métallique.

Ce profil rappelle l’approche du test Sofirn IF23 Pro, mais dans un format bien plus compact. La ST10 privilégie l’accès rapide, la lumière latérale et la signalisation rouge. Pour une comparaison avec une lampe plus classique, le test lampe de poche Fenix reste aussi utile.
À vélo ou à pied : le duo devient surtout sécuritaire
À vélo, la configuration la plus logique place la BS01 sur le guidon. Elle éclaire le sol, les trous, les bordures et les virages. La ST10 peut alors se fixer sur le sac ou la veste, en blanc faible ou en rouge, pour ajouter une présence visible hors axe du guidon.
À pied, la hiérarchie change. La ST10 suffit pour marcher, lire un panneau, ouvrir un portail ou être repéré sur un bas-côté. Sa lumière rouge conserve mieux l’adaptation nocturne et attire moins l’attention qu’un faisceau blanc puissant.
Les limites restent nettes. La BS01 est plus efficace sur route ou piste, mais moins pratique en lampe à main. La ST10 chauffe et baisse en Turbo, comme beaucoup de petits formats 14500. Le meilleur usage consiste donc à éviter les modes extrêmes, sauf besoin ponctuel.
Au final, ce test Sofirn BS01 ST10 montre un duo cohérent pour la mobilité nocturne. La BS01 fait le travail lourd devant le vélo. La ST10 ajoute visibilité, dépannage et polyvalence. Pour rouler ou marcher de nuit, cette séparation des rôles renforce surtout la sécurité.
Mini-FAQ
La Sofirn BS01 suffit-elle pour rouler de nuit ?
Oui, pour un usage vélo classique. Le mode High ou Medium paraît plus durable que le Turbo.
La Sofirn ST10 peut-elle servir de lampe vélo ?
Elle peut dépanner à basse vitesse, mais elle n’a pas le faisceau dédié de la BS01.
Faut-il utiliser les deux lampes ensemble ?
Oui, si l’objectif est de voir devant soi et d’être mieux visible sur les côtés ou à pied.



