[Test] Zendure SolarFlow 800 Pro : stockage solaire tout-en-un ?

Le test du Zendure SolarFlow 800 Pro répond à une question pratique : comment garder le surplus solaire pour le consommer plus tard, sans refaire toute l’installation. Ici, l’idée est claire. Un seul boîtier regroupe la gestion PV, la batterie et la sortie AC. Le tout se pilote via l’application Zendure, avec une logique orientée autoconsommation.

Zendure SolarFlow 800 Pro

À retenir

  • Sortie réseau annoncée à 800 W et prise hors réseau jusqu’à 1 000 W.
  • Batterie intégrée 48 V et capacité annoncée à 1,92 kWh.
  • 4 entrées MPPT, pensées pour des kits balcon multi-panneaux.

Ce que le SolarFlow 800 Pro change dans un kit balcon

Un kit solaire de balcon produit surtout en journée. Or, la consommation utile peut arriver le soir. Sans stockage, on perd une partie du potentiel. Le SolarFlow 800 Pro vise donc un scénario simple : stocker quand ça produit, restituer quand la maison consomme.

Le positionnement “tout-en-un” réduit aussi la friction. Moins de boîtiers, moins de câbles, moins de choix techniques au départ. En contrepartie, il faut accepter l’écosystème logiciel et les règles de compatibilité côté panneaux et accessoires.

Design tout-en-un et connectique utile au quotidien

Le boîtier vise un usage extérieur. L’approche est cohérente si le matériel vit sur un balcon, une terrasse ou un mur de garage. Dans ce contexte, l’étanchéité et la tenue thermique comptent autant que la puissance.

Côté connectique, l’intérêt est double. D’abord, on raccorde les panneaux sur des entrées dédiées. Ensuite, on branche la partie AC comme un appareil “énergie”. Enfin, une prise dédiée au mode hors réseau sert de secours, pour un appareil critique ou une petite charge.

La simplicité d’ensemble reste l’argument principal. Cependant, “simple” ne veut pas dire “sans contraintes”. Le dimensionnement PV, le respect des tensions, et l’emplacement restent déterminants.

Installation plug-and-play : ce qui est simple, ce qui ne l’est pas

L’installation vise un parcours court. On fixe, on câble, puis on associe dans l’app. En pratique, le plus long est souvent mécanique : choisir un emplacement, gérer les longueurs, protéger les connecteurs, et sécuriser le passage des câbles.

Ensuite vient l’appairage. Le produit s’appuie sur Wi-Fi 2,4 GHz et Bluetooth pour la mise en service. Il faut donc une couverture correcte au point d’installation. Sur un balcon éloigné du routeur, cela peut devenir le premier vrai frein.

Enfin, il y a la partie “règles”. La puissance injectée côté réseau doit rester conforme au contexte local. Le matériel permet de paramétrer des limites, ce réglage doit être fait proprement dès le début. Cependant, il est possible de revenir dessus par la suite.

MPPT, onduleur bidirectionnel et chiffres qui comptent

Le cœur technique mélange trois briques. D’abord, un contrôleur MPPT multi-entrées. Ensuite, une batterie en 48 V. Enfin, une conversion AC pour alimenter la maison, et une sortie dédiée au mode autonome.

Le point fort est la gestion de plusieurs strings ou panneaux en parallèle, via 4 entrées MPPT. L’ensemble accepte une puissance PV totale annoncée à 2 640 W, soit 4 × 660 W. Cette marge aide à capter plus d’énergie sur de longues plages horaires, surtout quand l’ensoleillement est variable.

Zendure SolarFlow 800 Pro

Côté restitution, il faut distinguer deux modes. En raccordé réseau, la sortie annoncée est 800 W. En mode hors réseau, la sortie stable annoncée monte à 1 000 W via le port AC dédié. On n’est donc pas sur un “secours maison”, mais sur une continuité ciblée, pensée pour des charges essentielles.

Pilotage logiciel : Zen+ OS, HEMS et logique d’autoconsommation

L’app n’est pas un gadget ici. Elle sert à choisir des priorités : injecter, stocker, ou lisser selon des règles horaires. Elle sert aussi à lire des données : production PV, niveau de batterie, puissance vers la maison, et comportement du système en temps réel.

Le meilleur résultat arrive quand le stockage sait “suivre” la consommation. Pour cela, l’écosystème s’appuie sur des mesures externes. Sur Geekinfos, vous avez déjà un bon aperçu de cette logique avec le test SolarFlow 800 et ses intégrations domotiques.

En pratique, il faut retenir une règle simple. Sans mesure fiable de la conso, on pilote surtout en “forçage” horaire. Avec une mesure, on peut viser un pilotage plus dynamique, donc réduire les injections inutiles et maximiser l’usage local.

EDF Tempo : enfin !

Après plusieurs années d’attente en France, Zendure intègre désormais les tarifs dynamiques de l’offre EDF Tempo. Cette option tarifaire permet d’adapter sa consommation électrique en fonction de la couleur du jour, chaque couleur étant associée à un niveau de tarification spécifique.

Zendure est désormais capable d’identifier la couleur du jour ainsi que celle du lendemain, permettant ainsi d’anticiper les redoutés jours rouges, correspondant aux périodes où le coût de l’électricité est le plus élevé.

Zendure Tempo EDF

L’application propose un pilotage automatisé de la batterie, avec une recharge optimisée pendant les heures creuses afin de préparer une restitution d’énergie durant les heures pleines. Cette stratégie permet de réduire significativement l’impact financier des jours rouges sur la facture d’électricité.

Performances ressenties : où il gagne vraiment

Le gain principal n’est pas “plus de production”. Le gain vient d’une meilleure utilisation. Stocker une partie de la production du midi pour la consommer le soir est souvent plus rentable que d’injecter, surtout si la revente est faible ou peu avantageuse.

Le second gain est la stabilité. Sur un kit balcon, la production fluctue vite. Le stockage lisse en partie ces variations. On obtient donc une alimentation plus régulière pour un socle de consommation : box internet, NAS, ventilation, frigo, ou petits appareils.

Enfin, le mode hors réseau est un vrai plus, mais il faut le cadrer. Il sert à alimenter un sous-ensemble, pas à maintenir toute une installation. C’est une prise de secours, pas une alimentation de tableau électrique.

Pour qui : cas d’usage qui collent au produit

Le SolarFlow 800 Pro vise d’abord les utilisateurs “kit balcon” qui veulent franchir l’étape du stockage. Typiquement : appartement, maison avec petite installation, ou dépendance. L’objectif est d’augmenter l’autoconsommation sans chantier lourd.

Il colle aussi aux profils “tech” qui veulent instrumenter. Dès qu’on ajoute une mesure de consommation et des règles horaires, on passe d’un stockage passif à un pilotage utile. C’est pertinent si vous suivez vos courbes, vos pics, et vos heures pleines.

Zendure SolarFlow 800 Pro

Enfin, il a du sens pour ceux qui veulent un secours minimal. La prise hors réseau est utile pour garder Internet, une supervision domotique, ou un poste de travail léger. Il faut juste accepter la limite de puissance et choisir les charges.

Limites, conditions et compatibilités à vérifier avant achat

Première contrainte : le PV doit rester dans la bonne plage de tension. Il faut donc vérifier les caractéristiques des panneaux et leur câblage. Un mauvais montage peut brider la production, voire poser un risque matériel.

Deuxième contrainte : la connectivité. Le Wi-Fi 2,4 GHz est souvent incontournable pour un pilotage complet. Sur certains balcons, un répéteur devient nécessaire. Sans réseau stable, on perd de l’intérêt, même si l’appareil reste capable d’un fonctionnement de base.

Troisième contrainte : l’écosystème batterie et accessoires. Le produit est prévu pour des batteries de la marque, avec des limites d’empilement et des familles compatibles. Il faut donc anticiper l’évolution : capacité visée, place disponible, et budget.

Enfin, il faut clarifier votre besoin “grande puissance”. Si vous cherchez plus de capacité AC, ou une approche différente, l’écosystème propose d’autres pistes. Sur Geekinfos, le test SolarFlow 2400 AC montre une orientation plus “puissance” côté AC, mais avec une logique d’intégration différente.

Verdict : un stockage compact, pertinent si l’écosystème colle

Le SolarFlow 800 Pro est convaincant quand le besoin est clair : augmenter l’autoconsommation d’un kit balcon, sans complexité d’intégration. Les chiffres clés servent bien cet usage : 800 W côté réseau, 1,92 kWh intégrés, et une architecture pensée pour capter plus largement via 4 MPPT.

Il demande toutefois une approche “propre” : dimensionnement PV, connectivité, et choix des charges. Le mode hors réseau rend service, mais reste un secours ciblé. Enfin, le meilleur résultat dépend de la mesure de consommation et du pilotage via l’app.

Si vous cherchez un stockage simple, compact, et orienté autoconsommation, ce produit est cohérent. Pour approfondir les spécifications et la documentation officielle, vous pouvez aussi consulter la page produit ici : lien externe.

Mini-FAQ

Le SolarFlow 800 Pro peut-il alimenter toute la maison en coupure ?
Non. La prise hors réseau vise des charges essentielles, dans une limite de puissance.

Puis-je garder mes panneaux actuels ?
Oui, si la tension et le câblage respectent la plage supportée par le système.

Faut-il un compteur intelligent ?
Ce n’est pas obligatoire pour démarrer. Cependant, c’est clé pour optimiser finement l’autoconsommation.

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